Pierre Henry

 

http://www.musiqueconcrete.fr/img/pierre-henry.jpg    Pierre Henry est né le 9 décembre 1927 à Paris. Une enfance passée à la campagne lui laisse des souvenirs indélébiles de sons élémentaires – l’orage, le vent, le train, les animaux – liés à des activités physiques libres et ludiques. Entrée en musique. Études de piano dans la classe de Nadia Boulanger au Conservatoire National Supérieur de Paris, de percussions chez Félix Passeronne, d’harmonie auprès d' Olivier Messiaen.
A 17 ans, Pierre Henry est timbalier et percussionniste complet dans les grands orchestres. Du clavier, il explore les ressources bruitistes, mais signe également des œuvres pour piano de concert. Il présente ses premiers travaux de lutherie expérimentale à Pierre Schaeffer, créateur dès 1944 d’un Studio d’Essai au sein de la Radiodiffusion française et auteur des premières études de « musique de bruits », rebaptisée « musique concrète » à la fin des années 40. Tous deux signent la Symphonie pour un homme seul (1950), chef-d’œuvre fondateur du genre.
L’un (Pierre Henry) voulait « détruire la musique » pour que résonne « l’harmonie des sphères ». L’autre (Pierre Schaeffer) voulait offrir un nouveau solfège aux « ingénieurs-musiciens » du futur. Leur divorce prend prétexte d’une seconde œuvre commune, l’Opéra d’Orphée, dont ne subsiste aujourd’hui que l’étonnante prosopopée du Voile d’Orphée, signée du seul Pierre Henry.
1958 : création du premier studio personnel Apsome rue Cardinet qui, entre 1966 et 1971, se transporte Boulevard Saint-Germain.
Les travaux alimentaires (cinéma, publicité) sont acceptés pour que vive ce lieu expérimental privé. Émerge de cette époque Haut-Voltage (1956), première œuvre française à pouvoir revendiquer l’appellation de « musique électro-acoustique » puisqu’elle entremêle voix, extraits symphoniques, sons électroniques et résonances instrumentales grossies par micros-contacts. En 1982, Pierre Henry reçoit le soutien du ministère de la Culture et celui de la ville de Paris en 1990 pour Son/Ré, son troisième studio personnel, situé dans une ruelle du douzième arrondissement de Paris. Il y entasse sa gigantesque sonothèque – sa mémoire auditive - et couvre les murs de ses « peintures » - objets-témoins des différentes périodes de sa vie.
L’amicale collaboration avec le chorégraphe Maurice Béjart débute à la fin de 1949. Elle culmine en août 1967, au festival d’Avignon, avec la Messe pour le temps présent.
 
DISCOGRAPHIE:
1948  Pierre Henry    Symphonie pour un Homme Seul
1951  Pierre Henry    Microphone Bien Tempéré
1962  Pierre Henry    Variation pour une Porte et un Soupir /Phillips
1967  Pierre Henry    Messe pour le Temps Présent / Phillips
1978  Pierre Henry    Dixième Symphonie (Hommage à Beethoven) / Phillips
1989  Pierre Henry    Le Livre des Morts Égyptien  /Phillips
1998  Pierre Henry    Une Tour de Babel /Phillips
2003  Pierre Henry    Dracula / Phillips
2005  Pierre Henry    Le Voyage Initiatique / Phillips
2007  Pierre Henry    Coffret Pierre Henry 8.0  / Phillips